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Elodie Fuentes

28 Sep 2023

6min de lecture

Investir jeune dans l’immobilier : est-ce possible et comment faire ?

Vous entrez dans la vie active et vous souhaitez vous lancer dans votre premier achat immobilier ? Comme tout projet d’investissement, il mérite réflexion et doit être réfléchi en fonction des objectifs et des caractéristiques de chaque profil d’investisseur. Découvrez comment investir dans l’immobilier en étant jeune et quels sont les meilleures pratiques.

Les avantages d’investir jeune dans l’immobilier

En France, l’âge moyen des primo-accédants est de 32 ans. Mais en réalité, dès les premiers salaires, avec un contrat indéterminé en poche, il est possible de se pencher sur un projet d’investissement immobilier. Investir dans l’immobilier jeune en se penchant sur l’achat de sa résidence principale permet d’éviter les inconvénients liés à la location. Augmentation des loyers tous les ans, bail à durée déterminée, dossiers de plus en plus difficiles à constituer, sans oublier la charge financière à perte, être locataire de son appartement ou de sa maison n’est pas l’opération financière la plus rentable qui soit. C’est pourquoi de nombreux jeunes n’hésitent plus à se lancer avant 30 ans dans l’acquisition de leur résidence principale, leurs premiers salaires en poche. Se lancer dans l’investissement locatif jeune est également une stratégie gagnante, permettant de se constituer un patrimoine immobilier, pouvant servir de tremplin financier quelques années plus tard, lors de la revente.

Le remboursement du crédit immobilier

L’immobilier fait partie des rares placements permettant de bénéficier de l’effet de levier du crédit. Cette particularité permet aux plus jeunes de se lancer dans l’achat d’un bien immobilier rapidement et de commencer à se constituer un patrimoine le plus tôt possible. Car plus vite on commence à investir, plus on capitalise. Acheter son premier bien immobilier à 25 ans augmente les chances de profiter de l’effet boule de neige. Vous serez totalement, ou en grande partie, délesté du poids du crédit immobilier en achetant un bien immobilier jeune. Cette stratégie pourra vous permettre, par la suite, de réinjecter la somme capitalisée dans un deuxième bien et d’acheter un logement plus conséquent, ou tout simplement de réinvestir dans plusieurs logements.

Devenir propriétaire jeune, c’est également un bon moyen de baisser la charge financière d’un crédit immobilier. En effet, les assurances de prêt obligatoires coûtent de plus en plus cher avec l’âge.

Les difficultés à surmonter

Investir jeune peut s’avérer être une sacrée paire de manches. Concrétiser son projet immobilier dès le plus jeune âge demande parfois de faire preuve de patience et de persévérance, car la situation financière d’un primo-accédant n’est pas forcément optimale.

Emprunter sans apport quand on est jeune : est-ce possible ?

Acheter sans apport est devenu mission quasi impossible. Or, en empruntant jeune, il est difficile de présenter des garanties aussi attractives aux établissements bancaires que les acheteurs immobiliers un peu plus âgés, aux revenus plus confortables. Généralement, les banques réclament un apport de 10 % pour le financement d’un bien immobilier à crédit. Plusieurs solutions s’offrent aux jeunes acquéreurs pour se constituer une épargne immobilière pour leur premier achat. 

Le don familial est une pratique répandue, permettant à de nombreux primo-accédants de bénéficier d’un apport personnel pour l’achat d’un premier bien immobilier, pouvant provenir, la plupart du temps, des parents ou des grands-parents. Pour les personnes n’ayant pas la possibilité de se faire aider par leurs proches pour leur premier achat immobilier, ils ont toujours l’alternative de se constituer leur propre épargne à travers des placements dédiés, comme des assurances-vie. Cette deuxième option nécessitera de repousser le projet d’achat de quelques années, le temps de se constituer une épargne. Enfin, des prêts subventionnés par l’État, comme le PTZ (prêt à taux zéro), le prêt Action Logement, mais aussi le prêt patronal, permettent aux primo-accédants d’obtenir un prêt immobilier sans apport personnel. 

Une capacité d’emprunt limitée ?

En démarrant dans la vie, certains prêts déjà en cours au moment de lancer son projet d’investissement immobilier peuvent diminuer les capacités d’emprunt des acquéreurs. C’est le cas pour les jeunes actifs ayant un prêt à rembourser pour leurs études ou pour l’achat d’une première voiture par exemple. Or, si le taux d’endettement, fixé à 35 % maximum en 2024 est dépassé, l’établissement bancaire n’autorisera pas le financement d’un bien immobilier. Dans ce cas, il est conseillé aux jeunes investisseurs de réduire leurs ambitions d’achat et de se pencher sur l’acquisition d’un appartement à la hauteur de leur capacité d’emprunt. Avec l’expérience, les salaires d’un primo-accédant ont vocation à augmenter, lui permettant dans un futur à moyen terme de se projeter dans une acquisition plus conséquente.

Dans quel bien investir quand on est jeune ?

Quel que soit l’âge, mais tout particulièrement lorsqu’il s’agit de son premier investissement immobilier, la question du bien idéal pour investir est une des premières à se poser. Entre acheter son premier bien immobilier en tant que résidence principale ou investir dans du locatif, quelles est la meilleure stratégie financière quand on a moins de 30 ans ? La majorité des jeunes se lancent en réalité dans l’achat de leur domicile pour leur premier investissement dans la pierre. Mais il est également possible d’acquérir d’autres sortes de biens quand on désire sauter le pas de l’investissement immobilier pour la première fois. 

Débuter en acquérant sa résidence principale

Si de nombreux primo-accédants décident d’accéder à la propriété par le biais de leur résidence principale, c’est avant tout pour ne plus avoir à payer de loyer. La charge financière du crédit immobilier vient remplacer celle de l’effort locatif, tout en permettant au propriétaire de se constituer un patrimoine immobilier et financier. Car lors de la revente d’une résidence principale, la plus-value immobilière est totalement exonérée d’impôt. Il s’agit également d’une pensée culturelle, ancrée dans les ambitions des Français, pour lesquels devenir propriétaire de sa résidence principale est un objectif à atteindre pour la majorité d’entre eux.

Acquérir une place de parking

Plus facile d’accès par son prix, l’acquisition d’un garage ou d’une place de parking est un investissement idéal pour les jeunes qui ne disposent pas d’apport. Particulièrement recherchées dans les métropoles, les places de stationnement se louent très facilement toute l’année. Cet investissement permet de toucher une rente régulière et de capitaliser à l’aide du levier du crédit dans un placement particulièrement sécurisé. Qui plus est, investir dans des places de parking confère de nombreux avantages. C’est un produit financier au ticket d’entrée mineur, qui demande très peu d’investissement en termes de temps et aucun entretien, mais aussi très facile à revendre.

L’immobilier locatif

Investir dans l’immobilier locatif en étant locataire est un choix stratégique permettant d’accéder à la propriété immobilière dans les grandes villes où le marché immobilier est difficilement accessible pour sa résidence principale. L’investissement locatif permet d’acquérir des petites superficies et de diminuer l’effort d’épargne, contrairement à une résidence principale qui est souvent inaccessible aux jeunes dans des villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux. L’investissement locatif en tant que locataire permet d’accéder aux avantages fiscaux et de commencer à se constituer un patrimoine dans l’objectif de capitaliser pour pouvoir investir dans l’achat de sa résidence principale plus tard.

Dans quelle ville investir en tant que jeune actif ?

Une fois de plus, selon le projet d’investissement plébiscité, certaines villes seront plus adaptées que d’autres à l’investissement immobilier locatif clé en main ou à l’achat de sa résidence principale. Le choix de la ville où investir sera conditionné par les objectifs d’investissement du futur acquéreur. Prise de risque, rentabilité, tension locative, il faut commencer par définir les bases de la stratégie d’investissement pour pouvoir se diriger vers les secteurs géographiques adéquats en tant que jeune investisseur.

Des villes comme Nantes, Angers ou encore Rennes, font partie d’un secteur géographique d’investissements locatifs porteurs, suite à l’exil des Parisiens depuis le COVID. Le ticket d’entrée moyen est bien inférieur à Paris, avec un prix au m² de 3 500 € en moyenne, permettant également d’accéder à un investissement immobilier sans risque, puisque la demande locative y est très forte. Toulouse, Bordeaux, Montpellier, font également partie des villes où investir en location. Villes étudiantes par excellence, ces métropoles promettent un placement sûr et des chances de plus-value à la revente pour l’achat d’un studio ou d’un T1.
Si l’objectif d’un jeune actif pour un premier investissement immobilier, c’est d’acquérir sa résidence principale, les villes plus petites et moins prisées seront plus facilement accessibles, mais la promesse d’investissement moins importante.

Pour faire le bon choix pour son premier investissement immobilier, l’accompagnement d’un professionnel comme un conseiller en gestion de patrimoine est fortement conseillé. Un expert en investissement immobilier permettra aux jeunes acquéreurs d’éviter les erreurs de débutant et de se diriger vers un bien adapté à ses ambitions.  

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Elodie Fuentes

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